Chester Arthur est né à Fairfield dans le Vermont en 1829, il est le fils d'un pasteur baptiste qui a émigré d'Irlande du Nord. Il est diplômé de l'Union College en 1848, enseigne à l'université et est admis au barreau avant d'exercer le droit dans la ville de New York. Tôt dans la guerre de Sécession il sert comme quartier maître de l'Etat de New York.
En 1871, le président Grant le nomme contrôleur du port de New York. Arthur commande efficacement aux milliers d'employés de la maison des douanes sous son contrôle. Maison qui est sous l'égide du parti des Stalwart républicains de Roscoe Conkling.
Arthur est persuadé qu'une gestion honnête de la maison des douanes est nécessaire mais il l'a dirige avec plus d'employés qu'il n'en faut les gardant pour leur mérite en tant que travailleurs du parti.
Le président Hayes tente d'engager une réforme de la maison des douanes en 1878; il écarte alors Arthur. Conkling et ses partisans essaient de gagner sa réhabilitation en se battant pour la renomination de Grant à la convention républicaine de 1880. C'est un échec, ils acceptent malgré eux la nomination de Arthur à la Vice-présidence.
Pendant son bref passage à la Vice présidence, Arthur soutient fermement Conkling dans son combat contre le président Garfield. Mais une fois que Arthur devient président, il se montre désireux de gouverner au delà de toute influence politique.
Il évite ses anciens amis politiques et devient un homme à la mode qu'on voit souvent avec l'élite de Washington, New York et Newport. A l'indignation des républicains Stalwarts, celui qui a été le contrôleur du port de New York est devenu comme président le meneur de la réforme de la fonction publique.
Arthur agit indépendamment des dogmes des partis et tente de baisser les taux des tarifs; il signe en 1883 la loi sur le tarif. Mécontents, les habitants de l'Ouest et du Sud se tournent alors vers le parti démocrate et le tarif devient l'un des thèmes de désaccord majeur entre les deux partis politiques.
Le gouvernement d'Arthur promulgue la première loi fédérale sur l'immigration. Arthur approuve une mesure en 1882 qui exclue les fous les pauvres et les criminels. Le Congrès suspend l'immigration chinoise pour dix ans avant de donner à cette restriction un caractère permanent.
En tant que président, Arthur a su montrer qu'il était au-dessus des factions au sein du parti républicain. Malgré une maladie du rein, il se représente en 1884 mais n'est pas nominé. Il meurt en 1886.
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